L'affiche du film "L'ikigaï": références cachées
- il y a 5 jours
- 2 min de lecture
Décryptage
Elle ne vous rappelle rien?
☝️ Un personnage avec la main levée au ciel, à côté d'un autre, qui désigne la terre... 🫳

Eh oui, vous y êtes: l'affiche est un clin d’œil à l'École d'Athènes du peintre Raphaël (1512).
Le personnage principal, Lynn Sumarni (Marie Phan), adopte la pose de Platon et pointe du doigt le ciel. Son manager (André De Roy), imitant Aristote, persiste à ramener la main vers le sol.
L'école d'Athènes

Parce que “L’ikigaï” parle de la peur de lâcher ce que l’on croit tenir, au lieu d'explorer d’autres chemins.
Autour de Lynn et du manager, les autres consultants ont adopté des poses méditatives.
Ils réfléchissent, comme les philosophes de la fresque de Raphaël.
Lynn, par son histoire, nous pose à tous la question suivante: “Et si, moi aussi, je choisissais de vivre de manière plus intentionnelle?”
Mais le regard des consultants, perdu dans le vide dévoile une autre réalité: "L'ikigaï" dénonce le profond ennui d'un monde professionnel où, comme le dit Chantal (Catherine Michaux):
"Je rêve de sauver les abeilles, mais quand on a une voiture comme ça, on ne quitte pas."
"Qui a vu Lynn Samu-ri-ni?"
La réalisatrice a joué sur la taille des personnages, pour montrer son écrasement par rapport aux figures masculines qui l'entourent.
Ici, c'est une femme qui est au centre. L'impression de décalage est un motif permanent dans "L'ikigaï".
Lynn se désigne au bureau comme "la seule fille de l'étage". Depuis l'école primaire, où elle dénote parmi les élèves blonds, elle évolue dans des univers à uniformes, dans lesquels elle peine à trouver sa place.
Les couleurs
Lynn comme le manager tiennent chacun un document rouge. Lui, c'est le contrat de travail qu'il tient en main.
Lynn Sumarni, pour sa part, porte le livre "Il en faut peu pour travailler mieux. 25 solutions pour désencombrer ma vie pro". Le personnage principal tient le livre d'où est tiré le film "L'ikigaï", dans une mise en abyme ludique - d'autant que Lynn lit "Il en faut peu" dans le film 🙃
📕 Le choix du rouge n'était pas un hasard: c'est la couleur des livres emblématiques qui abordent la question du travail.
On parle du vert terne et triste du reste de la scène? Bon, vous avez l'idée.
Penser autrement, et vivre en conséquence
À noter que Raphaël, sur sa fresque, a représenté Platon sous les traits de Léonard De Vinci. Envisagé sous l'angle de la neurodiversité (autre thème-phare du film), c'est encore un clin d’œil possible qui fait référence aux modes de pensée divergents.
Lorsqu’on voit ce qu’atteint Gwenny NURTANTIO en réalisant “L’ikigaï” hors de tous les sentiers battus, une irrésistible envie nous saisit: celle de nous laisser inspirer à notre tour.
Photo: Gwenny Nurtantio
Affiche: Frank Vuylsteke
Quand et où découvrir le film "L'ikigaï"?
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